Le 13 septembre 2004 marquait pour moi mon départ dans la vie active avec mon premier CDI. Gain immédiat : les sous. Mais au final, ce à quoi on rêve le plus quand on est étudiant, qu'en est-il réellement ? Temps contre argent, ça sera le deal de votre vie.

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Mon cursus

Histoire de mieux vous situer, je vais faire un petit récapitulatif de mon parcours (pas vraiment sans faute puisque j'ai quand même redoublé la seconde, j'y ai quand même gagné mes meilleurs amis cette année là) :

  1. Bac ES, avec une spécialité maths. C'était ce qui était conseillé mais bon, les maths et moi c'était pas tous les jours la belle vie (j'avais fait 13 - 10 - 7 aux trimestres ^^ 10 au bac j'ai eu de la chance)
  2. DUT STID à Lille ... enfin à Roubaix plutôt, la ville d'où provient toute la racaille de France.
  3. Licence professionnelle "management & e-commerce" à Bordeaux. Topo inverse : tous les petits bourges ratés de la ville était dans le même bâtiment. Trop dommage pour moi qui ne peut pas claquer 150€ dans une paire de chaussure ni dans de la gomina tous les jours.

Le Bac c'était cool, encore bon esprit même si j'avais toujours une forte envie de cogner la tête de certains sur les murs mais bon, on dira que c'est une question d'éducation de la part des parents.

L'IUT ça a été une autre paire de manches : déraciné, dans une ville de racaille où on pouvait se faire dévaliser dans le métro quand on refusait 5 centimes à un p'tit jeune (quand ils font 3 têtes et 4 ans de moins on se demande où va le monde, parents éduquez-les siouplé). Mais surtout, les statistiques c'est bien mais les cours théoriques sur les n-méthodes de calculs je dis "au secours". Et ouais, des maths déguisés. D'ailleurs j'ai été un peu sauvé par le stage de fin de 2° année :D c'était pas avec mes 3 en comptabilité que j'allais y arriver ^^.

L'avantage de ces 2 ans c'est que je me suis sufisamment ennuyé pour lancer un site d'émulation : Emu Nova ... et tout ce qui en découle.

Quant à la licence, rigolade : j'ai rien appris de l'année. Le seul avantage aura été d'avoir dégoté un stage ... en alternance. Premières payes fixes (les p'tits boulots ça comptait pas). C'est ce contrat qui s'est transformé en CDI à la fin du cursus. Veinard donc puisque je n'ai pas (encore) connu le chômage.


Mais alors, que penser du monde du travail maintenant ? Je l'ai voulu (les études j'en avais marre), je l'ai.

Ben finalement la vie étudiante c'est bien : on a du temps pour faire ce qu'on veut, on apprend (tant bien que mal je l'accorde), on rencontre plein de gens (ou de c*ns mais ça dure toute la vie pour ces derniers), pas trop de stress c'est bien. Le seul inconvénient je dirais c'est qu'on n'a pas de sous à moins d'avoir de riches parents ou un super plan pour gagner en se fatiguant peu (mais alors faut arrêter de suite les études).

Quand on travaille c'est bien : on a des sous ... et c'est à peu près tout. Alors certes le travail en entreprise c'est largement plus valorisant que les études. Pour peu qu'on n'ait pas un emploi trop cloisonné on peut apprendre bien plus et bien plus rapidement qu'en cours. Mais c'est empirique et quand les formations sont là pour théoriser les connaissances, on se dit que les profs à la fac sont pas si pourris que ça. Non ils ont du mérite et sont bien moins payés. Tout ça pour supporter des élèves ingrats je salue. Ptête pour ça que j'avais envisagé d'être prof, plus tard peut-être une reconversion. Promis je taperai pas vos enfants trop fort.

Alors OK y'a les sous mais quoi de plus ? Les gens ? Comme à la fac/lycée/ailleurs, c'est la loterie. J'avoue ne pas avoir tissé de liens véritablement personnel pour la simple et bonne raison que 95% du personnel m'ennuie profondément. C'est la vie quand on est super-intelligent (rayer la mention inutile). Blague à part, à part les directeurs techniques et les hauts placés, j'en suis encore à ne pas connaître les prénoms de tout le monde. Pourquoi ? Parce que je m'en fous ^^ D'un côté je les admire car pratiquer le même travail répétitif, à longueur de journée, depuis des années ... je ne pourrai pas sans me passer la corde au cou (c'est pas pour rendre les tâches moins laborieuses ça).

Le boulot c'est aussi ... beaucoup moins de temps libre ! Ou alors la moindre activité vous pompera la majorité du temps que vous consacreriez naturellement à vous reposer, à autre chose qu'une activité demandant un effort de concentration. Je comprends mieux pourquoi la télévision ça cartonne (ou <ins>ça cartoon</ins>, tout dépend) : c'est largement plus facile de se lobotomiser que de se remuer. Ceci dit je suis trop bon (ou *on, tout dépend) et je n'arrive pas à ne penser à rien (en clair, lobotomisé), j'ai besoin de penser ou me dépenser. Donc entre le sport, les sites et les sorties :D bingo j'peux rien faire. Les activités citées ci-avant ne sont pas non plus pratiquées de façon exagérées : 2 soirées pour le sport, la journée et un peu de soirées pour les sites; les sorties c'est à l'improviste.

35H ? connaît pas. C'est 39 ici et sans heures sup' comptabilisées (faut se douter que ça m'embêterait peut-être moins si j'étais mieux payé), sans RTT bref sans rien. T'as tes week-end (ou restes de semaines) pour compenser ainsi que 25 jours PAR AN de vacances. Comparez au 5 mois de vacances en période scolaire, aux semaines en-deça de 25 ou 30h ... sûr que la vie étudiante ça laisse le temps de s'occuper.

Je ne vais pas non plus faire le rat pour autant ni cracher dans la soupe : un salaire c'est bien, en profiter c'est mieux.

Mais alors, tout travail est-il bon du moment où salaire il y a ? Réponse : **NON**.

Ca serait trop facile. Pour ma part, un travail où je n'ai pas liberté d'action, où je dois seulement exécuter ça me fait royalement ch**r. Pour ça que je ne ferai pas de vieux os.

## Comment choisir son emploi ?

Bonne question mais y'a pas réponse miracle. Ceci dit, les passions sont le meilleur vecteur de motivation : peu importe le boulot, faut pas imaginer qu'on va le garder toute sa vie. Le tout est de bien calculer son coup et d'aller dans la direction que notre coeur nous indique. Ca peut paraître débile mais en prenant mon cas, mon hobby qui est Internet (enfin un de mes hobbies, faut pas déconner non plus) s'est transformé en plaisir, s'est regroupé avec les jeux vidéo. J'ai pris conscience que j'aimais plus les jeux qu'un simple consommateur de bonheur. Par là même, à terme je compte bien arriver dans la filière, que ce soit grâce à Internet ou par le côté rédactionnel. En clair, je me constitue petit à petit un bagage pour aller vers une passion qui m'anime depuis tout jeune.

C'est super parce que ça, on ne nous l'a jamais dis lors des pseudo-phases d'orientation : "_tu veux faire quoi plus tard ?_". Alors oui y'a du bon parce que ça force à réfléchir mais je ne suis pas persuadé que la pédagogie employée pousse à la réflexion mais plutôt à un "_je serai docteur plus tard_ [mais en fait j'en sais rien j'te le dis pour te faire plaisir vieille peau]".

## Professionnaliser une passion mène donc droit au chemin du bonheur ?

Ben oui mais en fait non : tout dépend comment on aborde la chose. La routine, la non-créativité seront des éléments destructeurs de votre passion vous faisant inconsciemment perdre progressivement votre attachement, pourtant si fort au départ. Une passion peut avoir une fin, naturellement ou artificiellement. Comme pour tout, il y a des hauts et des bas (surtout chez une fille pour ça ^^) et il ne faut pas non plus prendre une période de démotivation pour la fin de tout.

## Conclusion

Enfin bref, il faut bien profiter de son temps libre, ne pas le gaspiller et surtout apprendre à le savourer. Les "je m'ennuie en vacances" m'hérissent le poil car il y  a tellement de choses à faire. Bien entendu la curiosité et la soif de connaissances sont des éléments essentiels car une personne se contentant d'écouter du Kyo et de tchater sur MSN ne se trouvera fondamentalement pas de passion ... c'est comme un potager : ça se cultive !